jeudi 12 novembre 2009

« Que faire, que penser de Marx aujourd'hui », Revue du MAUSS, n° 34/2009


Présentation, par Alain Caillé et Philippe Chanial
I / Que faire, que penser de Marx aujourd’hui ?
1. Ouvertures(s) : Marx indépassable, à dépasser

Le progressisme de Marx et la politique athée. Quatre rapports possibles à Marx,  par Christian Laval
La décroissance comme projet politique de gauche, par Serge Latouche
Marx, spiritualiste sans le savoir, par François Flahault
De Marx à Mauss, sans passer par de Maistre ni Maurras, par Alain Caillé et S. Dzimira
Le « côté obscur » de la valeur et le don, par Anselme Jappé
@ Crise économique globale ou crise des fondements symboliques du capitalisme ?, par Maxime Ouellet
Les intérêts de classe et les forces morales, par Benoît Malon
@ Au-delà du marxisme ? Le socialisme et l'association, par Eugène Fournière
@ Le dépassement du marxisme, par Carlo Rosselli

2. Variations critiques sur quelques thèmes marxistes : révoltes, capitalisme, classes sociales, aliénation, etc.
Ils avaient un monde à y gagner, par Paul Jorion
Pourquoi se révolte-t-on ? Identité, intérêt, action, par Christian Lazzeri
Quarante-huit thèses sur le capitalisme, par François Fourquet
Le noyau dur de la théorie sociale de Marx : du fétichisme et de ses conséquences, par Jan Spurk
@ Une nouvelle voie pour le matérialisme politique. Remarques sur l'anthropologie négative de Marx et l'anthropologie positive de Proudhon, par Bruno Frère
Crise, économie et politique : le détour par un Marx antinaturaliste, par M. Kail et R. Sobel
@ Quand l’objection de croissance révèle certains des impensés de la gauche, par Fabrice Flipo
@ L’objection de croissance manquerait-elle de conscience ?, par Jean-Marie Harribey
3. Trois égo-histoires de marxisme
Avec Marx, malgré tout, par Gérald Berthoud
Oublier Marx, par Serge Latouche
Une égo-histoire marxiste, par Alain Caillé
4. L’héritage vivant de Marx : Ardendt, Castoriadis, Gorz, Polanyi, etc...
Hannah Arendt et Karl Polanyi : le libéralisme économique, l’effondrement du politique et la société de masse, par Geneviève Azam
Karl Polanyi : une voix du siècle passé, par Michèle Cangiani
André Gorz, un marxiste existentialiste. L’histoire et le sujet de l’histoire, par Françoise Gollain
Espace public et émancipation chez Castoriadis, par Nicolas Poirier
@ Marx et l’imaginaire II. Libre revue, par Jean-Louis Prat
II / Libre revue
Sauvons l’Université : stoppons la recherche de subventions, par Rémi de Villeneuve
Du pouvoir politique et du pouvoir du don : la dialogie fractale de l’Église catholique, par Olivier Bobineau
L’écrivain sacrifié. Vie et mort de l’émission littéraire, par Patrick Tudoret
@ L’équivoque du symbolique, par Vincent Descombes
@ Bibliothèque
Les auteurs de ce numéro
Réunions-débats

4 commentaires:

:: prinkipo :: a dit…

En lisant cette table des matières, on peut se demander : y a-t-il seulement un auteur dans ce bouquin qui ne combat pas la pensée de Marx ? J'ai des doutes, et c'est pourquoi je m'étonne (un peu) de voir cette pub sur ce site...

Vertumne a dit…

Ce n'est pas de la pub à proprement parler, puisque je n'ai pas mis la 4e de couverture qui assure généralement la promotion de l'ouvrage, c'est juste un signalement. N'ayant pas lu l'ouvrage, je n'ai pas d'avis sur la qualité des textes et je ne suis pas sur que tous les auteurs soit tous anti-marxistes. Il me semble enfin que le marxisme a aussi besoin de connaitre et d'entendre les critiques qui lui sont adressées, ce qui lui a tant manqué naguère, y compris dans les courants critiques (et je parle d'expérience).

Recriweb a dit…

J'ai souvent l'impression que les courants critiques du marxisme s'emploient davantage, par les temps qui courent, à le réduire à une philosophie sans grande portée politique qu'autre chose (en soulignant la critique du capitalisme, par exemple, mais en la débarrassant de sa visée révolutionnaire)...
D'accord pour le "signalement", je regrettais seulement la confusion possible entre ces auteurs (qui ne se disent pas "anti-marxistes", il est vrai) et ceux qui, tant bien que mal, essayent de transmettre les idées marxistes...
... Je suis curieux d'en savoir plus sur l'expérience que tu évoques ;-)
A bientôt

Roro a dit…

Et pourtant, Caillé a raison : les meilleurs marxistes sont ceux qui ont refusé toute orthodoxie politique ou philosophique. Certains, comme Castoriadis, en sont venus à rompre complètement avec le marxisme au nom de son impulsion révolutionnaire, reconduisant ainsi l'exigence marxienne par excellence de confronter une théorie « à la pratique historique et sociale à laquelle elle correspond, en laquelle elle se prolonge ou qu'elle sert à recouvrir ». On est bien loin de l'exégèse dévote qui constitue l'essentiel de l'activité des « marxistes » autoproclamés et dont vous semblez regretter l'absence dans cet audacieux numéro du MAUSS...
Rendre hommage et surtout rendre justice à Marx, au meilleur de Marx, ce n'est certainement pas « lire le capital » (en le mettant au goût des modes philosophiques en vogue) comme le proposait naguère Althusser, ni même le « relire » un peu plus attentivement comme le propose aujourd'hui très sérieusement Fischbach...
Rendre justice à cet auteur primordial du XIXè siècle qu'est Marx (primordial pour l'histoire des idées comme pour l'histoire tout court), c'est bel et bien dialoguer avec les auteurs les plus audacieux du XXème siècle qui ont su le critiquer et faire de cette critique un nouveau point de départ pour réactiver et réactualiser la perspective de l'émancipation humaine.
Arendt, Castoriadis, Gorz, Polanyi, donc – et non pas Althusser, Badiou ou Zizek