mercredi 7 octobre 2009
« Certains naissent de façon posthume : la survie d’Henri Lefebvre » par Stuart Elden
À sa mort en juin 1991, Henri Lefebvre lègue un remarquable héritage en terme d’écrits. Plus de soixante livres d’une recherche originale, des éditions des œuvres de Marx, Hegel, Lénine ainsi que quelques ouvrages publiés sous sa direction. Augmentent cet héritage, des contributions à des ouvrages collectifs et de nombreux articles, disséminés dans une multitude de revues et de journaux, beaucoup d’entre eux traitant de sujets non débattus dans ses écrits plus anciens. (Lire la suite)
mardi 6 octobre 2009
Nouveautés
Catherine Samary, Vaincre la pauvreté : défi démocratique du XXIe siècle
Emmanuel Barot, Sommes nous en démocratie ?
lundi 5 octobre 2009
dimanche 4 octobre 2009
contreTemps, n° 3 (septembre 2009)

ACTUALITÉ
Stathis Kouvélakis, Notes sur la séquence électorale et sociale
Sophie Béroud et Karel Yon, Face à la crise, que fait le mouvement syndical ?
L’ÉCOLE ET L’HÔPITAL NE SONT PAS DES ENTREPRISES André Grimaldi, Sauver l’hôpital public !
Daniel Bensaïd, Faut-il défendre l’université ?
Keith Dixon, De Thatcher à Pécresse
Mathieu Bonzom, Un semestre de mobilisations obstinées
INTERVENTIONS
Bruno Bosteels, La révolution de la honte
Razmig Keucheyan, Figures de la défaite
MILLE MARXISMES
Isabelle Garo, Le socialisme introuvable de Marx
Stathis Kouvélakis Hommage à Georges Labica - Parcours d'un intellectuel communiste - La violence émancipatrice
Angelo Rinaldi, La fin des faims
LIVRES EN DÉBAT Michel Lequenne Elvire Maurouard, Juifs de Martinique et Juifs portugais sous Louis XIV et Les Juifs de Saint-Domingue (Haïti)
Noëlle Burgi Philippe Marlière, La Social-démocratie domestiquée. La voie blairiste
André Tosel Stathis Kouvélakis (dir.), Y a-t-il une vie après le capitalisme ?
visitez le (très beau) site web de la revue contreTemps
« Vaincre la pauvreté : défi démocratique du XXIe siècle » par Catherine Samary
Parmi de multiples angles d’approche possibles, la crise structurelle de la mondialisation incite à prendre la « nouvelle pauvreté » comme fil conducteur d’une réflexion sur la démocratie au xxie siècle. Parce que prendre le point de vue des plus déshérités de cette planète, en tant que réalité « moderne », met en lumière l’ampleur, la profondeur du déni de démocratie que représente, en son essence, l’ordre productif capitaliste globalisé. On le soulignera ici dans ses dimensions socio-économiques, politiques et idéologiques, pour mettre en évidence l’émergence des pré-conditions d’une effective révolution démocratique. (Lire la suite)
lundi 14 septembre 2009
Programme 2009-2010 (affiche et liens)

jeudi 10 septembre 2009
mercredi 9 septembre 2009
Nouveautés
*
André Tosel, Antipolis : vers l'autoliquidation de la démocratie ?
Chapitre 6 : Antipolis, vers l’autoliquidation de la démocratie ? Conjoncture : l’étouffant consensus autour de la démocratie régime – La théorie pure de la démocratie moderne : qui est le peuple ? Qui le représente ? – La révision critique de la démocratie procédurale et le marché politique néocorporatiste selon Hans Kelsen et Joseph Schumpeter – L’utopie paradoxale de la démocratie néocorporative – L’autoliquidation actuelle de la démocratie devenue autiste et autoréférentielle (Danilo Zolo) – La production du consensus par les medias – Le recours de la démocratie processus.
I. Conjoncture
La démocratie libérale représentative est la pièce essentielle du consensus de notre époque avec l’économie capitaliste. La fin du communisme soviétique a semblé un temps avoir réglé définitivement par la négative la question de possibilités alternatives. Il est devenu immoral de nourrir des soupçons sur le fondement et la portée effective de cette démocratie. Les organismes internationaux, les grandes puissances, États-Unis en tête, le droit international s’accordent pour faire du passage à la démocratie la condition de toute reconnaissance politique et de toute aide économique données à un État. L’horizon d’un État démocratique mondial semble être à l’ordre du jour.
La démocratie moderne a clôturé la question classique de la philosophie politique, celle qui traitait de la question du meilleur régime et rendait possible la recherche du bien commun et de l’excellence humaine. Elle assume son refus de toute détermination substantielle de ce bien commun et elle se contente de n’être que la méthode procédurale la plus adéquate pour rendre possible à tous les citoyens la jouissance des droits fondamentaux de liberté et d’égalité, ces acquis historiques devenus bien universel. Cette méthode est celle de la représentation et elle a pour instrument l’opinion commune, à défaut d’une impossible vérité. C’est ce que répètent ad nauseam les grands théoriciens libéraux de notre temps comme Bobbio (1984, 1991, 1999), Dahl (1989), Habermas (1992), Rawls (1993), après Kelsen (1988 et Aron (1965).
Une philosophie responsable ne peut ignorer ce résultat de l’histoire du XX° siècle, conquis sur la défaite des systèmes autocratiques. Elle ne peut davantage se limiter à une simple apologie de la démocratie contemporaine. La philosophie contemporaine en France, en particulier, a choisi majoritairement la voie de l’élaboration des principes normatifs de la démocratie libérale représentative, suivant en cela le grand mouvement néo-contractualiste initié par A Theory of Justice (1971) de John Rawls. Ainsi a-t-on voulu réaffirmer l’autonomie de la politique contre le réductionnisme économique et social dont s’était rendue coupable la théorie marxiste, elle-même discréditée par son incapacité à se délier de sa sujétion à l’État despotique et à son triple monopole, politique, économique et spirituel. Ainsi s’est-il agi de mettre à distance avec la science politique positive et son scientisme naïf. S’est imposée l’idée qu’il y avait des principes normatifs éthico-politiques qui fondent leur puissance de contrainte logique sur leur contenu propre, c’est-à-dire sur une anthropologie ontologique liant la vraie nature de l’homme aux procédures de la liberté.
Ce normativisme s’est renforcé avec la pénétration de ce que l’on a nommé la réhabilitation de la philosophie pratique, renforcement contradictoire toutefois en ce que cette thématique était souvent critique de la fondation libérale néo-contractualiste (Hannah Arendt, Leo Strauss). La conjoncture est toutefois majoritairement dominée par les débats anglo-saxons entre, d’une part, libéraux et communautariens (Mac Intyre, Sandel, Charles Taylor), libéraux radicaux (Hayek, Nozick) et libéraux sociaux (Rawls lui-même, Habermas). Ce dernier occupe une place singulière en ce qu’il combine en sa pensée une analyse des processus effectifs et une théorie normative de l’agir communicationnel, parvenant ainsi à donner à sa théorie normative de la démocratie une consistance socio-historique supérieure. Il suffit de considérer le Dictionnaire des idées politiques de Philippe Reynaud et de Stéphane Rials et le Dictionnaire des idées morales de Monique Canto-Sperber pour se rendre compte de cette écrasante dominance du normativisme libéral-social.
En France, cette orientation a pris la forme d’une inflation juridico-morale (ainsi que l’attestent les travaux notables d’Alain Renaut, Pierre Manent, Paul Ricœur, Jean-Marc Ferry et ceux des spécialistes de Hobbes, de Locke, de Constant et de Tocqueville. Le lien est rompu avec les analyses réalistes et historiques des processus économiques, politiques et sociaux, dont Raymond Aron avait été le brillant exemple libéral tout au long de sa polémique avec le marxisme. Des approches logico-empiriques comme celles de la Philosophie politique d’Éric Weil, au croisement de Kant, de Hegel et de Max Weber, ont été sans lendemain.
Un lourd silence, pour ne pas dire une crasse ignorance, recouvre en effet, du côté des philosophes français, la théorie réaliste de la démocratie. Les synthèses déjà classiques de libéraux critiques comme Pareto, Kelsen, Schumpeter, ne sont pas sollicitées pour tempérer l’ivresse normative. Carl Schmitt, probablement le théoricien conservateur le plus puisant du siècle passé, est toujours un auteur maudit en raison de son ralliement au nazisme. Plus près de nous, les interrogations autocritiques de sociologues, de juristes et de politologues libéraux, comme Ralf Dahrendorf, David Held, Danilo Zolo et Niklas Luhmann, sont superbement laissées de côté malgré leur richesse et leur pertinence. En France, en philosophie politique, seuls tentent de combiner approche normative et réalisme socio-historique des dissidents et rescapés du marxisme classique qui combinent à une autocritique de la catastrophe du communisme soviétique et des essais refondateurs de la théorie de la démocratie (Cornélius Castoriadis, philosophe de l’autonomie et Claude Lefort, penseur de l’invention démocratique, d’une part, et, de l’autre, Etienne Balibar, Jean-Marie Vincent, Jacques Rancière, Jacques Bidet, Jean Robelin et quelques autres).
Nous voudrions contribuer à réveiller de son sommeil dogmatique la théorie de la démocratie, en procédant d’abord à la reconstruction de la théorie pure de la démocratie, de ses problèmes internes et de ses apories (I). La prise en compte de ces difficultés s’est révélée dans la pratique historique des régimes démocratiques obligeant à une révision réaliste, avec la théorie de la démocratie néo-corporative (le marché politique et la démocratie définie comme « entreprise politique » selon Weber, Kelsen et Schumpeter). (II). Le cours de la réalité a rendu enfin elle-même inadéquate cette théorie qui entendait préserver l’essentiel de la procédure démocratique et de ses libertés. La crise structurale de la représentation démocratique s’est aiguisée ces derniers temps, à l’époque de la mondialisation capitaliste, dans le sens d’une crise permanente de l’entreprise démocratique, laissant apparaître le péril inédit d’une autoliquidation de la démocratie libéral-sociale sous la forme d’un régime bonapartiste soft multi-médial, véritable anti-polis contemporaine (III). En conclusion, nous évaluerons les chances et les formes d’une relance de la démocratie comme processus.
*
**
Avant d’en venir à une exposition plus systématique, je voudrais proposer, de façon à dessein abrupt, les quelques paradoxes qui m’ont retenu et qui me paraissent susceptibles de provoquer la réflexion
1. L’objet violence possède une extension infinie et une compréhension quasi nulle.
2. la violence n’est pas un fait naturel, mais un fait culturel.
3. La fin de la rareté n’a pas mis fin à la violence.
4. La condamnation unanime de la violence n’a pas entraîné sa réduction
5. Les diagnostics critiques de la mondialisation lui sont inadéquats.
Il nous faut partir d’un constat évident. La place occupée aujourd’hui par la violence, au vrai par les violences, n’a jamais été aussi importante. Elle apparaît comme la préoccupation principale de l’humanité. Elle est vécue comme une fatalité, aboutissant à la fois à une résignation à l’ordre établi et à la fascination d’un voyeurisme de masse
lundi 7 septembre 2009
Appel à contribution
Appel à contribution pour le colloque organisé en partenariat par
l'IUFM d'Aquitaine, le réseau Européen TRANSFORM ! et sa revue,
Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
et le réseau National Espaces Marx:
Femmes, travail, métiers de l'enseignement :
rapports de genre et rapports de classe
Ce colloque se situe dans la continuité du travail de longue portée entrepris par Espaces Marx depuis deux ans autour de la question du Travail, des classes sociales, de leurs nouvelles réalités, ainsi que des confrontations idéologiques et politiques qui en découlent. Cependant, la salarisation massive des femmes dans le cadre de la mondialisation et des problématiques nouvelles qui lui sont associées – dans et hors travail –, indique le besoin d'une réflexion commune sur ces enjeux décisifs en ce qui concerne l’émancipation humaine.
Cette thématique touchant directement l'IUFM et ses missions de formation des enseignants, l'IUFM d'Aquitaine, désormais rattachée à l'Université de Bordeaux 4, a accepté de travailler en partenariat avec Espaces Marx pour organiser un colloque, intitulé "Femmes, travail, métiers de l'enseignement : rapports de genre et rapports de classe". Le présent appel à contribution s'adresse bien évidemment à tous, mais aussi aux universitaires et collègues de l'IUFM, s'intéressant à la formation et aux pratiques des enseignants du premier et du second degré sous l'angle de la question du genre.
Ce colloque se déroulera ainsi autour de deux thématiques :
I Femmes et travail
-État des lieux : réalités du travail féminin et répercussions de la crise actuelle, en France et en Europe dans le cadre de la mondialisation capitaliste.
-Défis et enjeux d’une émancipation du travail et par le travail du point de vue du genre.
-Articulation entre les rapports de classe et ceux de genre.
II La question du genre dans la formation des enseignants du premier et du second degré
- Le genre, enjeu de la diversité culturelle
- TICE et attitudes socio-culturelles
- Écriture(s) et genre
- Représentations et langage (clichés, poncifs, transmission d'une parole autoritaire)
- Apprentissage des rôles sociaux et construction du genre à l'école.
- L'approche du genre dans la formation des maitres et dans les métiers de l'enseignement
- Effets de la féminisation du monde enseignant
- Analyse d'albums et de manuels sous l'aspect du genre
- Quels documents et quels contenus sont utilisés pour aborder la question du genre ?
- Les pratiques concrètes : comment aborder la question du genre dans sa discipline ?
Intervenant-es pressenties : Clément Arambourou (étudiant en sciences politique), Christian Baudelot (Professeur de Sociologie), Alain Bihr (Professeur de Sociologie à l’Université de Franche-Conté), Paul Bouffartigue (Sociologue), Louis Chauvel (Professeur de Sociologie), Christine Delphy (Chercheure au CNRS), Margaret Maruani (directrice de la revue Travail, Genre et Société) ; Lilian Hall French (IFE, Initiative Feministe Européenne) ; Danielle Kergoat. Héléna Hirata (Sociologue) ; Jean Lojkine (Directeur de Recherche au CNRS), Martine Lurol (Centre d’études de l’emploi), Christiane Marty (membre du CA d’ATTAC, Co-animatrice de la commission Genre et Mondialisation), Pascale Molinier (animatrice de la revue Travailler) ; Roland Pfefferkorn (auteur de Inégalités et rapports sociaux, rapports de classes rapports de sexe), Ghyslaine Richard, (syndicaliste, membre du CCN de la CGT), Jean-Louis Sagot-Duvauroux (philosophe, auteur d’un ouvrage récent sur l’émancipation).
Dates du colloque : jeudi 12 novembre et vendredi 13 novembre 2009 (le déroulement des journées est en construction, en fonction des participants)
Lieu : Cap Sciences (Bordeaux)
Date limite d'envoi des résumés (15 lignes), enregistrés au format .rtf : 15 septembre 2009
Date de notification d'acceptation aux auteurs : 30 septembre 2009
Temps d'intervention : de 20 à 25 minutes selon le nombre de participants
Résumés à adresser à :
- Marie Estripeaut-Bourjac, MCF/HDR, IUFM d'Aquitaine/Université de Bordeaux 4, LAPRIL EA 4198
- Patrick Coulon, Membre du bureau national d'Espaces Marx
- Dominique Belougne, Secrétaire d'Espaces Marx Bordeaux Aquitaine
Les actes du colloque seront publiés sur le site de l'IUFM d'Aquitaine et sur celui d'Espaces Marx, ainsi que dans la Lettre Trimestrielle d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde. Une publication de l’ensemble des travaux des différents séminaires est envisagée dans la Collection Espaces Marx aux éditions Syllepse.
mercredi 26 août 2009
Quelques nouveautés sur le site du séminaire
Marx et la critique de l'esthétique par I. Garo
Une esthétique du « désart » ? par V. Charbonnier.
En vous remerciant de votre patience et de votre compréhension.
lundi 24 août 2009
« “Sauver” l’université ? Quelques leçons théoriques et lignes tactiques tirées de l’échec de la grève du printemps 2009 » par Emmanuel Barot
Depuis le tournant du millénaire, l’université française a été le lieu, dans sa spécificité républicaine ouverte aux classes populaires, d’un compromis temporaire entre des logiques croissantes de réorganisation et de gestion comptables, et la préservation relative, dans le double champ de la pédagogie et de la recherche, de l’autonomie caractéristique de l’université post-1968. Ce compromis, ici ou là, s’est traduit par une variété de tiraillements qui bon an mal an, cependant, n’avaient pas encore produit de crise majeure [1]. L’abcès a été crevé au printemps, avec en son cœur la dissociation programmée de l’enseignement et de la recherche dont l’intrication statutaire est un principe traditionnel de l’identité universitaire. Cette dissociation n’est pas le tout de la crise, mais l’a concentrée, et témoigne du virage pris par l’« incorporation croissante de la science au Capital », selon la formule de Marx : comme l’atteste la place dorénavant conquise par les nouvelles hiérarchies et les nouvelles valeurs croisées de la communication, du business et du management, dans l’espace-temps symbolique même des enseignants-chercheurs (EC), ce compromis est en fin de droit.
Menée tambour battant au premier trimestre selon les canons de la LRU votée à l’été 2007, cette logique de double marchandisation des savoirs et de leurs producteurs-transmetteurs (les EC), s’est incarnée à l’automne dans des produits dérivés [2] qui ont le mis le feu aux poudres. Les refus progressifs de sacrifier sans mot dire aux injonctions gouvernementales relayées par les présidences universitaires ont trouvé assez vite une double bannière commune, symbolique, dont la généralité est justement l’un des problèmes : puisque « Le Savoir n’est pas une marchandise ! » il faut « sauver l’Université ». La grève universitaire lancée début février 2009 s’est soldée par un échec cinglant et total, et un dur retour à l’ordre organisé autour d’examens aux modalités revues et corrigées, pressions professionnelles, politiques et répressions policières à l’appui. Pourtant, et même si la nature et l’ampleur de cette « mobilisation » ont été très hétérogènes au niveau national, un mot d’ordre terminal a néanmoins scandé transversalement cet échec : la grève est officiellement « suspendue » jusqu’à la rentrée prochaine, et non arrêtée à proprement parler. Cette « suspension » n’augure de rien en particulier : autant des tensions et des crises vont ici ou là nécessairement advenir, autant rien ne garantit une contestation d’ampleur comparable à ce qui a été expérimenté au printemps. Mais il faut être prêt même à l’improbable, et pour cela être certain que cette double bannière est la bonne. (Lire la suite)
[1] Exemple parmi d’autres, les grèves étudiantes au moment du LMD, et l’attentisme majoritaire des enseignants à ce moment là.
[2] La mastérisation professionnalisante de la préparation aux concours de l’enseignement primaire et secondaire, et le décret modificatif du statut des EC, dans la continuité des dispositifs du plan « Réussite en Licence » et comme levier des nouvelles maquettes générales de Licence et Master, ont été les catalyseurs de l’explosion. Les accords Kouchner signés en décembre 2008 avec le Vatican sur les équivalences de diplômes de L, M et D ont rajouté une couche, puisqu’ils constituent l’attaque la plus nette et la plus symbolique du monopole d’État laïc sur la délivrance des diplômes, tout en constituant un constituant supplémentaire de la baisse officielle des exigences intellectuelles associées à cette délivrance.
mercredi 10 juin 2009
« Les crises du capitalisme » par Karl Marx
Pour Karl Marx, la surproduction est le phénomène caractéristique des crises du capitalisme. Elle résulte de la tendance à produire toujours plus de marchandises pour augmenter les profits alors que la demande solvable est elle-même limitée.
Lorsque les marchandises produites en excès ne se vendent pas, le processus de reproduction du capital par transformation des marchandises en argent se bloque. C’est la crise : les machines sont inutilisées, les matières premières inemployées, les prix baissent. Les salariés sont licenciés et les valeurs s’effondrent en bourse. Il se produit une réelle destruction de capital.
Marx critique l’idée de Jean-Baptiste Say selon laquelle la demande serait créée par l’offre. Cette idée est également reprise par Ricardo et les économistes classiques contemporains. Pour cette raison, la théorie économique dominante est désarmée face à la crise.
Pour Marx au contraire, les crises récurrentes sont inhérentes au capitalisme.
Le texte est accompagné d’une préface de Daniel Bensaïd, d’un petit lexique et d’une note éditoriale.
Karl Marx, Les crises du capitalisme. Paris : Démopolis, 2009. – 206 p.
mardi 9 juin 2009
Syllepse, l'alter-éditeur, fête ses 20 ans !!

Vingt bougies à souffler
Des verres et des airs à siffler
Des livres à dévorer
avec Guyom Touseul
« Chanson française. Chansons à boire, à aimer, à se révolter »
Maison de l’arbre
9 rue François Debergue à Montreuil-sous-Bois (93)
métro Croix-de-Chavaux (ligne 9)
Éditions Syllepse
lundi 8 juin 2009
« L’espace urbain après le capitalisme : une utopie nécessaire » par David Harvey
« Les figures de la ville et de l’utopie ont depuis longtemps partie liée. Dès leurs premières apparitions, les utopies se présentèrent sous une forme distinctement urbaine et l’essentiel de ce qui est considéré comme de la planification urbaine au sens large a été infecté (certains diraient « inspiré ») par des modes de pensée utopiques. Le lien est bien antérieur à la première aventure de Sir Thomas More avec le genre utopien en 1516. (Lire la suite)
lundi 1 juin 2009
Marx habite bien au 21
L'équipe du séminaire

