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mercredi 26 août 2009

Quelques nouveautés sur le site du séminaire

En regrettant de ne pas pouvoir aller plus vite, nous remettons progressivement des textes à disposition sur le nouveau site du séminaire. Vous trouverez ainsi sur la question de l'art deux articles, qui inaugurent la rubrique Culture, art et esthétique

Marx et la critique de l'esthétique par I. Garo
Marx est-il l’auteur d’une esthétique ? En dépit des théories de l’art marxistes qui ont cherché leurs sources dans son œuvre, ce qui n’est en rien illégitime, il faut cependant commencer par affirmer qu’une telle esthétique marxienne est introuvable. Cette absence est avant tout à relier à la redéfinition même du travail théorique qui accompagne son œuvre et qui interdit tout autant la constitution d’une philosophie séparée que l’élaboration d’une esthétique en tant que telle, dont la définition demeure assujettie à cette même philosophie. La promotion du terme par Baumgarten, au milieu du XVIIIe siècle, enracine sa définition sur le terrain d’une théorie de la connaissance et des facultés, conception que prolongera l’élaboration par Kant de la doctrine du jugement de goût. Sur ce terrain, la critique hégélienne de la théorie kantienne n’offre à Marx aucune perspective alternative : dans la mesure où il rejette précisément chez Hegel la conception d’une histoire culminant dans la réappropriation savante d’elle-même, dont l’art est une étape, le renversement et la réélaboration matérialiste de l’hégélianisme semble précisément interdire la circonscription d’une théorie de l’art, qui demeure là encore placée sous l’égide de la philosophie. Selon Hegel en effet, l’art présente la figure immédiate du savoir, qui a « de son côté, effectué la même chose que la philosophie – purifier l’esprit de la non-liberté ». Ce n’est donc pas à partir de la critique de cette définition, trop profondément imbriquée dans l’édifice de l’idéalisme allemand, que peut se construire une critique marxienne de la philosophie hégélienne qui refuse d’être une autre philosophie. Enfin, et corrélativement, l’objet principal de Marx étant ailleurs, si l’insertion de l’activité artistique au sein de l’ensemble des activités humaines est cohérente avec le reste de son projet, on conçoit qu’il n’ait pas eu le temps d’en entreprendre comme tel l’examen et qu’il ne propose nulle part une analyse spécifique de l’oeuvre d’art, de sa production et de sa réception.

Une esthétique du « désart » ? par V. Charbonnier.
Le regain de la réflexion philosophique contemporaine sur l’art se caractérise par une polarisation exclusive sur la seule dimension esthétique (jugement de goût, réception), ce qui a pour conséquence de subordonner l’art à l’esthétique et de ne pouvoir le penser que par elle. Contre cette réduction, nous rappelons la question de Lukács – il existe des œuvres d’art, comment sont-elles possibles ? Nous en esquissons brièvement quelques développements possibles, en particulier la dialectique immanente et réciproque de l’esthétique et de l’artistique, y reliant également les profondes transformations de l’art et de ses pratiques – l’esthétique incluse –, du xxe siècle.

En vous remerciant de votre patience et de votre compréhension.

lundi 13 avril 2009

Bibliographie de la séance du 4 avril 2009

Avec un peu de retard sur nos intention, voici la bibliographie et la vidéographie correspondant à l'intervention d'Emmanuel Barot à la séance du 4 avril 2009 du séminaire Marx au XXIe siècle.

Fredric Jameson, La totalité comme complot. Conspiration et paranoïa dans l’imaginaire contemporain, Paris, Les Prairies Ordinaires, 2007.

Jean-Marc Lachaud, Questions sur le réalisme : B. Brecht et G. Lukacs, Paris, Anthropos, 1989.

Jean-Paul Sartre, Questions de méthode, Paris, Gallimard, 1986

Tangui Perron, Histoire d’un film, mémoire d’un lutte. Le dos au mur (JP Thorn 1980), Scope-Périphérie 2007.

Jacques Rancière, La fable cinématographique, Paris, Le Seuil, 2001 ; Le spectateur émancipé, Paris, La Fabrique, 2008.

« Le cinéma militant reprend le travail », CinémAction, n° 110, 1er trimestre 2004 (Corlet-Télérama),

Les groupes Medvedkine. Le film est une arme, Paris, co-édition Iskra / Editions Montparnasse, 2006 (coll. « Le geste cinématographique »), livret et double DVD.

Jean Gili, Francesco Rosi. Cinéma et pouvoir, Paris, Le Cerf, 1976.

Michel Ciment, Le dossier Rosi, Paris, Ramsay Poche Cinéma, 1976 (éd. revue et augmentée).

Peter Watkins, Media Crisis, 2003, 2nde éd. Revue et augmentée, Paris, Homnisphères, 2007 (coll. Savoirs autonomes). Les films disponibles en DVD de P. W. sont diffusés par la société Doriane Films (Paris).

Antoine de Baecque, L’histoire-Caméra, Paris, Gallimard, 2008 (coll. Bibliothèque illustrée des histoires).

dimanche 29 mars 2009

« Réalisme et cinéma militant » par Emmanuel Barot


Emmanuel Barot

Réalisme et cinéma militant


Samedi 4 avril
2009, de 14 à 16h
université Paris 1-Sorbonne

17, rue de la Sorbonne 75005 Paris
Amphi Lefebvre (Galerie J.-B. Dumas, esc. R, 2e étage)

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

jeudi 19 février 2009

« L'idéologie, ou la pensée embarquée » par Isabelle Garo

L’idéologie est partout, le mot est si galvaudé que le concept s’est comme évaporé : on dit qu’une grève est idéologique pour éviter de dire qu’elle a d’autres raisons qu’une stricte revendication. On dit qu’une réforme est idéologique pour éviter de dire qu’elle s’inscrit dans la grande reprise en main autoritaire et libérale actuelle. Ce livre éclaire la notion d’idéologie, tout d’abord en précisant ce qu’elle n’est pas : ni une surface miroitante et trompeuse jetée par-dessus le réel qu’elle masquerait à des spectateurs consommateurs hypnotisés. Ni une superstructure mécaniquement déterminée par sa base économique et sociale, vision qui est celle d’un « marxisme » abâtardi. Isabelle Garo prend le contre-pied de ces interprétations convenues. Elle suit l’évolution de Marx sur la question de l’idéologie — depuis L’Idéologie allemande jusqu’au Capital — et elle en propose la poursuite contemporaine. Cette confrontation passé/présent montre que l’idéologie ne peut pas se définir une fois pour toutes, qu’elle est inséparablement liée aux affrontements et aux conflits d’idées d’un moment, au domaine des luttes et à celui des analyses théoriques. « Il s’agit d’arracher la notion d’idéologie à toute tentative de définition figée et de lui rendre sa capacité à débusquer les contradictions profondes qui reconduisent sans cesse les idées dominantes à l’ensemble d’un mode de production ». (lire un extrait)

Isabelle Garo, L’idéologie, ou la pensée embarquée. Paris : La Fabrique, 2009.– 182 p.

mercredi 18 février 2009

« Lukács critique du romantisme », une conférence de N. Tertulian

Nicolas Tertulian
Lukács critique du romantisme


Lundi 23 février 2009 & lundi 9 mars 2009, à 17 h, salle 524

(cliquer sur l’image pour visualiser l’affiche)

mercredi 5 novembre 2008

Annonce de séminaire

ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES

Histoire de la pensée allemande
(XIX- XXe siècles)

Directeur d’études : Nicolas Tertulian


Les fondements ontologiques
de l’éthique & de l’esthétique



Les séances ont lieu les 2e et 4e lundis du mois à 17 h
(54, boulevard Raspail, Paris VIe, salle 507)


Les trois premières séances
(10 novembre, 24 novembre et 8 décembre 2008) porteront sur :
« Les ontologies de Heidegger et de Lukács : une confrontation »
(Nicolas Tertulian)

Lundi 12 janvier 2009 : « La catégorie du particulier
dans la pensée de Lukács »
(Pierre Rusch)

Lundi 26 janvier 2009 : « La pensée ontologique et esthétique
de Roman Ingarden »
(Edward Swiderski [Fribourg, Suisse])

affiche du séminaire