vendredi 4 mars 2011

E. Barot | Marx au pays des soviets ou les deux visages du communisme

Marx au pays des soviets ou les deux visages du communisme

Parler des deux visages du communisme, ce pourrait être mettre en balance son côté radieux et son côté obscur. À 1917 opposer Staline, et à l'œuvre théorique de Marx opposer les errances du « socialisme réalisé ». Mais comprendre comment les idées deviennent des formes de société ne peut se réduire à la question mécanique de l'application, droite ou déviante, d'une théorie.
Marx le savait, et il n'a pas élaboré de théorie systématique du communisme. Il s'est pourtant interrogé inlassablement sur son ambivalence et sur le problème des fins et des moyens de la révolution. L'enjeu est important et mène au concept explosif de « dictature du prolétariat » qui ultérieurement, avec Lénine, fera l'histoire.
L'URSS ne fut pas le pays des soviets, mais celui de leur destruction : à l'heure des post-capitalismes et des alter-mondes possibles, le livre revient sur les théories politiques de Marx pour, avec lui, renouveler notre regard sur l'histoire du XXe siècle et nourrir avec lucidité une véritable contre-hégémonie organisée.

lundi 28 février 2011

Daniel Bensaïd | La politique comme art stratégique



 
Hannah Arendt s’inquiétait que la politique puisse disparaître complètement du monde. Les désastres du siècle étaient tels que la question de savoir si la politique avait «encore un sens» devenait inévitable. Pour elle, le totalitarisme était la forme de cette disparition redoutée.
Nous avons aujourd’hui affaire à une autre figure du péril: le totalitarisme à visage humain du despotisme de marché. La politique s’y trouve laminée entre l’ordre naturalisé des marchés financiers et les prescriptions moralisantes du capital ventriloque. Fin de la politique et fin de l’histoire coïncident alors dans l’infernale répétition de l’éternité marchande.
L’idée d’une autre société est devenue presque impossible à penser, et d’ailleurs personne n’avance sur le sujet dans le monde d’aujourd’hui. Nous voici condamnés à vivre dans le monde où nous vivons.
Daniel Bensaïd, qui s’inscrit en faux contre cette problématique, tente ici de répondre à cette désespérance en portant son attention aux débats du mouvement altermondialiste, en interrogeant Marx, Lénine et les années 1970, notamment en Europe du Sud et en Amérique latine. Il souligne tout à la fois les continuités et les ruptures, afin de donner de la profondeur théorique et historique aux controverses actuelles.
Daniel Bensaïd a notamment publié Marx l’intempestif (Fayard, 1995), La discordance des temps (Les éditions de la Passion, 1995), Qui est le juge ? Pour en finir avec le tribunal de l’histoire (Fayard, 1999), Fragments mécréants. Sur les mythes identitaire et la république imaginaire (L. Scheer/Lignes, 2005), Éloge de la politique profane (A. Michel, 2008).

Sommaire
Avant-propos de Antoine Artous
Et si on arrêtait tout ?
« Les sauts ! Les sauts ! Les sauts ! » : Lénine et la politique
Stratégie et politique : de Marx à la 3e Internationale
Front unique et hégémonie
Temps historiques et rythmes politiques
Les dépossédés. Marx dans la lutte anticapitaliste d’aujourd’hui et de demain, Entretien avec Louis-Philippe Lavallée
Nous débarrasser des fétiches de la religion de l’Histoire, Entretien avec André Perez
Puissances du communisme
  

 

vendredi 25 février 2011

André Tosel | Scénarios de la mondialisation culturelle


Du retour du religieux
Peut-on parler d’une culture mondiale ? À première vue la réponse est positive. La mondialisation repose sur une universalisation économique accompagnée d’une universalisation politique. Le système de l’économie monde repose sur l’expansion des marchés et sur la généralisation de l’entreprise comme institution totale. Ce système a pour forme politique la démocratie régime appelée à se répandre partout avec ses droits de l’homme et du citoyen. L’universalisation culturelle semble s’imposer avec les médias de masse du capitalisme cognitif, avec l’unification linguistique opérée par l’anglo-américain, avec l’expansion d’un idéal de vie individualiste centré sur la consommation. Le néolibéralisme se présente comme la conception totalisante du monde, de ce monde.
C’est ainsi en ces conditions que s’accomplit ce que l’on nomme le retour de la religion. Sous ce terme se dissimule une pluralité de phénomènes qui défient les théories disponibles de la religion notamment celles qui se définissent comme critique de l’imaginaire idéologique. Concurrence des monothéismes, vitalité exceptionnelle de l’Islam, recul des hérésies égalitaires du christianisme, poussées d’intégrisme théologico-politique au sein des religions universelles, tentations de recours à la guerre sainte, émergence de religions bricolées soutenant l’intégration dans une société de concurrence, marché des croyances absurdes et ce au sein d’une époque qui devait être selon Weber celle du désenchantement et du rationalisme calculateur. Sous cette mosaïque bigarrée se constituent des rapports complexes de pouvoir autour d’enjeux bien terrestres et rien n’assure que les masses subalternes ne trouvent là satisfaction de leur désir d’émancipation cruellement dénié.
***
Civilisations, cultures, conflits
Au sein d’un monde déchiré par la guerre globale et les états de violence interethniques la civilisation est considérée comme enjeu, d’un choc. La civilisation occidentale, dominante, se juge par la bouche de certains interprètes directement menacée par d’autres rivales, notamment la civilisation islamique. Les accusations d’impérialisme ne sont pas nouvelles. Depuis le 11 septembre 2001 la tentation est grande pour les leaders occidentaux de récuser l’accusation en faisant valoir la menace terroriste et de donner à leur hégémonie une diction civilisatrice exclusive. S’opère un usage rétorsif de l’incrimination de barbarie. En fait il importe de déconstruire la notion asymétrique de civilisation en prenant la mesure de la barbarie immanente à la mondialisation capitaliste et de distinguer entre islamophobie politiquement injustifiable et critique légitime des religions. L’enjeu est d’empêcher que la problématique confuse du choc des civilisations ne se transforme en prophétie auto-réalisatrice.

mardi 22 février 2011

J.-N. Ducange & F. Touati | Marx, l'histoire et les révolutions

Marx, l’histoire et les révolutions

Depuis quelques années, on n'a de cesse de proclamer « le retour de Marx », notamment pour vanter ses analyses des contradictions de l'économie capitaliste. Sa conception de l'histoire reste quant à elle largement rangée au rayon des antiquités, au côté des « expériences socialistes ». Pourtant, le matérialisme historique est un élément central de la pensée de Marx, celui qui permet de comprendre les conditions fondamentales de l'histoire et de l'émancipation des hommes.
Dans un langage clair et accessible Jean-Numa Ducange et Mohamed Fayçal Touati exposent les fondements de la conception matérialiste de l'histoire, ainsi que les textes et l'action de Marx au moment des révolutions de 1848 et 1871. Ils plaident pour un retour, fût-ce critique, sur cet élément clé de la pensée de Marx.
Une attention particulière est portée à la double dimension diagnostique-critique et prospective de la dialectique, au rôle déterminant de l'action et à la spécificité de l'écriture marxienne de l'histoire : penser l'histoire pour la faire. 

Jean-Numa Ducange & Fayçal Touati, Marx, l’histoire et les révolutions. Montreuil : La ville brûle, 2010. – 128 p.

vendredi 21 janvier 2011

Disparition de Jacques Texier


Nous publions ci-dessous un billet d'hommage
à Jacques Texier que nous ont adressé ses rédacteurs,
Antoine Artous et Henri Maler.


Jacques Texier  vient de mourir
Nous venons d’apprendre avec une infinie tristesse le décès de Jacques Texier, le 13 janvier 2011. Chercheur au CNRS, rattaché au laboratoire de philosophie politique (en 2002), ce militant communiste, membre de l’association Espaces Marx,  était notamment un spécialiste de la pensée d’Antonio Gramsci. Avec Jacques Bidet, il avait été l’un des initiateurs de la revue Actuel Marx et du « Congrès Marx International ». En 1998, il avait publié un ouvrage très important, dont nous n’avons pas fini de tirer les leçons : Révolution et démocratie chez Marx et Engels (PUF) est dans ce contexte que nous nous sommes rencontrés, au point de croisement de trajets politiques distincts : dans le cadre d’un groupe de travail qui, constitué  à la suite à un séminaire de Critique communiste tenu en avril 2000, qui  avait pris pour nom « Émancipation sociale et démocratie ». Les discussions et les échanges auxquels participaient également Daniel Bensaïd, Eustache Kouvélakis et Jean-Marie Vincent se sont traduits  par la tenue d’un colloque, suivi  d’un dossier de ContreTemps (n° 3, février 2002), puis, en 2003, par la publication d’un « Cahier de Critique communiste » intitulé Marx et l’appropriation sociale (Syllepse) que nous avons rédigé ensemble. Nous voulons nous souvenir de la fidélité critique de Jacques à ses choix politiques fondamentaux, de la rigueur intellectuelle de ses contributions, des bonheurs d’une rencontre amicale et chaleureuse.

Antoine Artous et Henri Maler

mardi 11 janvier 2011

Journée d’études | « Marx et l’ironie de l’histoire » (Toulouse, 10 & 11 février 2011)

Les jeudi 10 et vendredi 11 février 2011 se tiendront à Toulouse deux rencontres autour de Marx.
La première, intitulée « Quel Marx pour quelle démocratie ? » aura lieu le jeudi 10 février 2011 à la librairie La Renaissance (Toulouse) à partir de 18h30, en partenariat avec l’association Espace Marx Toulouse et avec le soutien des éditions La Ville Brûle (Montreuil)
La seconde se tiendra le 11 février au département de philosophie de l’université du Mirail pour une journée d’études consacrée à « Marx et l’ironie de l’histoire » (resp. : E. Barot), de 8h30 à 18h. Cette journée est conjointement soutenue par le Collège international de Philosophie, le Séminaire Marx au XXIe siècle : l’esprit & la lettre (Paris I - Sorbonne - CHSPM) et le département de philosophie de l’université Toulouse II - Le Mirail.

L’accès est libre dans la limite des places disponibles.

Pour plus d'informations, argumentaire des journées et informations pratiques (fichier PDF) ou sur Internet.

vendredi 7 janvier 2011

Colloque : Espace public et création, 25-26 janvier, université Paris 7-Diderot

 

ESPACE PUBLIC ET CREATION
Colloque organisé par Anne Kupiec, Nicolas Poirier et Etienne Tassin dans le cadre du Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques de l'Université Paris 7
Mardi 25 et mercredi 26 janvier 2011
Université Paris-7 Denis Diderot
Amphitéatre Buffon
15 rue Hélène Brion
75013 Paris 



jeudi 16 décembre 2010

M.-G. Meriggi | L’Historiographie sociale en Italie. Entre la « Formation économique et sociale » capitaliste et les sociabilités ouvrières



L’histoire sociale dont je vais vous parler est surtout une histoire du monde du travail et je souligne que ce champ d’études fait aujourd’hui problème ou quand même impose une réflexion préalable. Notre champ de travail est, en effet, soumis aux va-et-vient quelques fois contradictoires des orientations culturelles, citoyennes et politiques ambiantes. Les historiens italiens ont poussé probablement à l’extrême une caractéristique qui n’appartient pas qu’à eux. Très souvent l’histoire de certains partis ou cultures politiques a été assignée aux historiens du même champ, avec tous les rebondissements que ça implique. Mais ces rapports complexes entre l’histoire, la société et la politique ont embrassé des milieux beaucoup plus vastes. Un « vieux maître » de ces études, Eric J. Hobsbawm, a écrit déjà en 1974 que ce champ de travail était au point de croisement pour ainsi dire entre l’université et le monde extérieur. « [The typical labor historian] stands at a point of junction between politics and academic study, between practical commitment and theoretical understanding, between interpreting the world and changing it. For labor history is by tradition a highly political subject, and one which was for long practiced largely outside of the universities. All the studies of labor were of course political since the subject began to arouse systematic scholarly interest, say in the 1830s and the 1840s with the various enquiries into the condition of the new proletariat (1) ».


(1) E. Hobsbawn, « Labor History and Ideology », Journal of Social History, 1974, VII, p. 371-381 (le texte cité se trouve à la p. 371)

jeudi 4 novembre 2010

Journée d'études, 13 novembre 2010 : « La formation de l'homme nouveau dans le discours révolutionnaire, 1789-1799 »


Dans le cadre du séminaire, une journée d’études sur « La formation de l'homme nouveau dans le discours révolutionnaire, 1789-1799 » est organisée le samedi 13 novembre 2010. Il s'agit de permettre un échange à la fois méthodologique et théorique entre chercheurs de deux disciplines différentes, la philosophie et l'histoire, à propos d'un des aspects idéologiques de la Révolution française; à savoir, la manière dont les acteurs de la période conçoivent la régénération individuelle et collective dans le cadre de la France nouvelle née des évènements.
Plus d’information sur Calenda

dimanche 31 octobre 2010

Journée d’études | « Marx et l’ironie de l’histoire » (Toulouse, 25 février 2011)


Marx et l’ironie de l’histoire
Actualité du matérialisme historique 
Journée d’études

Université Toulouse II – Le Mirail, Département de Philosophie
Collège International de Philosophie
 Séminaire Marx au XXIe siècle, l’esprit et la lettre, CHSPM (Paris I – Sorbonne)

Vendredi 25 février 2011
TOULOUSE, UNIVERSITE DU MIRAIL, BAT. 18, 9H-18H

L’affirmation du caractère « inévitable » de la révolution prolétarienne, et la thèse qu’elle présuppose, peu ou prou évolutionniste, selon laquelle les transformations de la civilisation à l’ère de la domination du capital seraient destinées à s’homogénéiser quasi-linéairement,  furent souvent prêtées à Marx et Engels. Et certes ceux-ci se sont-ils efforcés de diagnostiquer le mouvement réel des contradictions du capitalisme et leur tendance constitutive à produire de façon croissante des crises systémiques, et en ont-ils inféré la radicalisation exponentielle de la lutte des classes. Pourtant le propre de Marx fut d’être un radical anti-fataliste : si le capitalisme n’est ni naturel ni indépassable, rien pourtant ne garantit, à l’inverse mais dans le même sens, qu’à l’image d’une loi de la nature cette révolution ne soit à son tour inéluctable.  L’histoire est scandée par des contre-finalités, des retournements de situation, des courtcircuitages, des régressions comme des explosions libératrices qu’aucun déterminisme ne saurait ni dissoudre, ni prédire. L’histoire n’est ni contingence, ni nécessité : c’est un faire. Les hommes font l’histoire sur la base de conditions antérieures, et celle-ci ne peut s’affranchir de son ombre, mais son irréductible événementialité est à la fois l’indice et la ressource d’un sens du possible dont le XXIe siècle a déjà besoin, largement autant que jadis.

Les exposés de cette journée visent à explorer quelques conditions et quelques modalités de reconquête théorique et politique, avec Marx, de ce sens du possible, en repartant de l’idée relativement élémentaire selon laquelle l’histoire est moins un procès « sans sujet ni fin », que le procès continué de la domination de classes instruit par des sujets qui continuent d’avoir faim. Le XXe siècle semble avoir consacré l’échec des luttes ouvrières, le stalinisme semble avoir invalidé en son principe la volonté révolutionnaire, l’éternisation du capitalisme n’ayant peut-être jamais été aussi idéologiquement puissante qu’aujourd’hui. Ironie pour ironie, à moins de présupposer une loi transcendante digne des métaphysiques d’antan, il n’est pourtant pas Dit ni Ecrit que les exploités et opprimés d’aujourd’hui laisseront cette pseudo-posthistoire œuvrer ad nauseam dans leur dos. Toute actualité du « matérialisme historique » marxiste implique, avant tout autre positionnement, le refus de ce présupposé. C’est donc ce refus, et l’effort afférent pour en tirer en cohérence et en situation les leçons, qui constituera le point de départ méthodologique de la rencontre.

Le programme détaillé sera mis en ligne ultérieurement. Intervenants prévus/pressentis : Isabelle Garo (Paris, Marx au XXIe), Jean-Numa Ducange (Rouen, Marx au XXIe), Guillaume Sibertin-Blanc (UTM, CIPh), Fayçal Touati (UTM), Emmanuel Barot (UTM, CIPh, Marx au XXIe).

Pour toute information : emmanuel.barot@nordnet.fr

PLAN D’ACCES
Du centre-ville de Toulouse : Métro ligne A, direction « Basso Cambo », arrêt « Mirail-Université ».
• A la sortie du métro, poursuivre tout droit jusqu’à l’entrée du Campus. Contourner le bâtiment de l’Arche vers la droite, jusqu’au bâtiment 18.

L’accès à la salle de la rencontre sera précisé par affichage sur place.

jeudi 28 octobre 2010

Quelques nouveautés

Deux nouveaux textes ont été mis en ligne sur le site du séminaire :  

C. Leneveu « Un automne brûlant… à Nantes. Sur les manifestations et les émeutes urbaines dont Nantes a été récemment le théâtre »
Lors du mouvement social récent [novembre-décembre 1995, ndlr], cet « automne brûlant » que notre pays vient de connaître, les manifestations unitaires organisées à Nantes à l’appel de l’intersyndicale cgt, cgt-fo, fen et fsu, ont atteint une ampleur sans égale depuis 1968. On peut même dire, avec certitude, que ces manifestations – auxquelles s’est toujours associé le mouvement étudiant dans ses diverses composantes et tendances , ainsi que des lycéens des principaux établissements de l’agglomération – délimitent sur le registre de la mobilisation collective, un seuil supérieur d’implication et de participation, si l’on se remémore, ou si l’on examine, les manifestations de 1968. Ainsi, celles du 30 novembre et des 5 et 7 décembre rassemblent de 25 000 à 35 000 personnes, quant à celle du 12 décembre, qui marque le point de crête du mouvement, elle regroupe 40 000 manifestants (50 000 selon L’Humanité).


Le travail est depuis longtemps objet d'étude, mais il fait partie de ces objets récalcitrants qui se dérobent alors même qu'on croit les cerner. Sous sa forme moderne de travail salarié, il a donné lieu et donne toujours lieu à de nombreuses enquêtes et à des réflexions souvent très élaborées, mais il n'est pas certain pour autant que sa réalité profonde soit véritablement saisie. Le travail, malgré sa banalité quotidienne et sa trivialité répétitive n'est pas quelque chose d'indifférent pour les individus et les groupes sociaux. Il est à la fois un enjeu vital et un enjeu social, particulièrement pour ceux qui en sont les prestataires principaux : il leur donne en grande partie leur identité. Il ne faut donc pas s'étonner de voir qu'on lui attribue souvent des significations qui excèdent les pures considérations économiques et ergonomiques et qu'on projette sur lui beaucoup d'espoirs et de fantasmes. Le travail est à la fois dépense (physique, nerveuse) de la force de travail et activité qui doit faire sens pour celui qui l'exerce, et cela même s'il est en partie souffrance et reproduit sans cesse du non-sens. Le travail visible est en quelque sorte complété par du travail invisible, par les efforts que les individus font sur eux-mêmes pour s'y retrouver, notamment pour intérioriser les contraintes qui pèsent sur eux et transfigurer dans une certaine mesure leur propre situation.
 



 

mercredi 27 octobre 2010

Séance du 30 octobre 2010 : M. G. Meriggi, Marxisme et historiographie sociale en Italie

La prochaine séance du séminaire, aura lieu le
samedi 30 octobre 2010 

avec une intervention de
Maria Grazia MERIGGI 

Marxisme et historiographie sociale en Italie.
Entre la « formation économique et sociale » capitaliste
et les sociabilités ouvrières
 
Université Paris 1 Sorbonne, Amphithéâtre Lefebvre
(Galerie J.-B. Dumas, esc. R, 2e ét.)
Attention, en raison de travaux, l'entrée se fait par le 14, rue Cujas

L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles
 

jeudi 14 octobre 2010

annulation de la séance du 16 octobre

Etant donnée la journée nationale d'action et de manifestations contre la réforme des retraites du samedi 16 octobre 2010, la séance prévue ce jour est annulée et reportée ultérieurement

mercredi 6 octobre 2010

Première séance du séminaire 2010-2011 • 16 octobre 2010

Bernard GUERRIEN

La crise : où en est-on ?

samedi 16 octobre 2010,
de 14 à 16h

Université Paris 1-Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

galerie J.-B. Dumas, escalier R, 2e étage
 

(entrée  par le 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e)


L'entrée est libre et gratuite

dans la limite des places disponibles