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jeudi 22 janvier 2015

[séminaire 2014-2015] Séance du 14 février 2015

Sixième séance du séminaire Marxismes au XXIe siècle



Emmanuel Barot,
« Qu’est-ce qu’une classe révolutionnaire ?
Marcuse aujourd’hui »

 
autour de son ouvrage
(à paraître en 2015 aux éditions La Dispute) 
Marcuse : la dialectique révolutionnaire au seuil de la stratégie
 


Samedi 14 février 2015, de 16h à 18h
Maison de la recherche - université Paris IV
28, rue Serpente 75006 Paris
(M° Odéon)
 
 

 
site | http://www.marxau21.fr
blog | http://marxau21.blogspot.com
courriel | contact@marxau21.fr
Facebook |  https://www.facebook.com/groups/708749742554204/
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lundi 15 décembre 2014

[Séminaire 2014-2015 | Colloque international] Nicos Poulantzas un marxisme pour le XXIe siècle | argument & programme

Nicos Poulantzas, un marxisme pour le XXIe siècle
Colloque international consacré à l’œuvre de Nicos Poulantzas


 L’œuvre de Nicos Poulantzas (1936-1979) alimente aujourd’hui au plan international les recherches marxistes parmi les plus novatrices. Etat, crise, classes sociales, mondialisation, Europe, transformation des rapports de production, fascisme… sur tous ces sujets, Poulantzas a fait évoluer le marxisme sur des voies inexplorées, en s’appuyant sur les classiques – Rosa Luxemburg et Gramsci, parmi d’autres – mais en ouvrant également le marxisme à des influences extérieures, celle de Michel Foucault par exemple. Cette œuvre se situe à la charnière de deux époques : le capitalisme d’après-guerre, et son cycle de croissance ininterrompu de trois décennies, et la période issue de l’entrée en crise de ce cycle dans la première moitié des années 1970, dont nous ne sommes à bien des égards pas encore sortis. C’est ce qui confère à la pensée de Poulantzas sa très grande actualité.
ftp://ftp2.marxau21.fr/marxau/Prospectus/Colloque%20NP_Affiche.jpg

L’affiche du colloque
est disponible à cette adresse



Si la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou encore l’Amérique latine connaissent de puissantes traditions de recherche poulantzassiennes depuis plusieurs décennies, on ne peut pas en dire autant de la France, pourtant pays d’élection de Poulantzas. Comme tout ce qui touche de près ou de loin au marxisme, l’œuvre de Poulantzas a été l’objet en France, depuis les années 1980, d’un remarquable silence. Aujourd’hui, de nouvelles générations de chercheurs partent à la découverte de cette pensée, et cherchent à la mettre à contribution pour comprendre les évolutions du capitalisme contemporain. C’est dans ce mouvement de redécouverte du marxisme en général, et des idées de Poulantzas en particulier, que ce colloque s’inscrit.
 
Ce colloque reviendra sur différents aspects de l’œuvre de Poulantzas : le rapport aux marxistes classiques, ainsi qu’à Althusser ou Miliband par exemple, l’influence du contexte des années 1960 et 1970, ainsi que la pertinence actuelle de ses théories, par exemple la définition de l’Etat comme « condensation d’un rapport de force entre classes et fractions de classes », le concept d’ « étatisme autoritaire », ou encore sa position dans le débat avec Ernest Mandel à propos de la nature de l’Union européenne.

Ce colloque international réunira philosophes, historien-ne-s, sociologues et géographes autour de l’analyse, l’évaluation et l’actualité de la pensée d’un des auteurs marxistes les plus importants de la deuxième moitié du XXe siècle, et dont la pensée est sans doute l’une des plus fécondes aujourd’hui. 

Vendredi 16 janvier, 9h-12h30

Introduction : Alexis Cukier, Jean-Numa Ducange, Razmig Keucheyan

Alvaro Garcia Linera, vice-président de l’État plurinational de Bolivie
Cédric Durand et Tristan Auvray, université Paris 13, Un capitalisme européen ? Retour théorique et empirique sur le débat Ernest Mandel/Nicos Poulantzas, 40 ans après

Ludivine Bantigny, université de Rouen, Poulantzas et les gauches révolutionnaires : réceptions, discussions

Costis Hadjimichalis, université Harokopio (Athènes), Geographies of the state : Nicos Poulantzas and contemporary approaches to space

Vendredi 16 janvier, 14h30-18h

Marco Di Maggio, université La Sapienza (Rome), L’eurocommunisme des intellectuels. Poulantzas et la troisième voie vers le socialisme

Stathis Kouvelakis, King’s College (Londres), Une théorie de l’É(é)tat d'exception : Poulantzas face au fascisme

Alex Demirovic, Goethe Universität (Francfort), The capitalist state as a social relation and democratic transformation to socialism


Samedi 17 janvier, 9h30-13h

James Martin, Goldsmiths College (Londres), Poulantzas: from law to the state

Guillaume Sibertin-Blanc, université de Toulouse Jean-Jaurès, Marxisme, Etat, pratique politique : Retour sur le débat croisé de Poulantzas avec Althusser et Balibar

Isabelle Garo, lycée Chaptal (Paris), Théorie de l’État et stratégie politique

*

Le colloque se déroulera le vendredi 16 et le samedi 17 janvier 2015 à la Maison de la recherche de l’université Paris IV, 28 rue Serpente 75006 Paris (M° Odéon).


vendredi 10 avril 2009

Les cahiers d'histoire, n° 105-106 : « Les gauches en Égypte XIXe-XXe siècle »


Les gauches en Égypte (XIXe-XXe siècle), coordonné par Didier Monciaud

Didier Monciaud, Histoire de la gauche en Égypte (1870-1965) : expériences, contributions et enjeux

Ilham Khuri-Makdisi, Intellectuels, militants et travailleurs : la construction de la gauche en Égypte, 1870-1914

Anthony Gorman, Socialisme en Égypte avant la Première Guerre mondiale : la contribution des anarchistes

Zachary Lockman, La gauche et le mouvement ouvrier au début des années 1920

Katérina Trimi-Kirou, Être internationaliste dans une société coloniale : le cas des Grecs de gauche en Égypte (1914-1960)

Anouar Moghith, Un travaillisme égyptien autour de ‘Esäm Hefnî Nâsif, ou la production d’un marxisme indépendant et modéré dans l’entre-deux-guerre

Joël Beinin, Le marxisme égyptien (1936-1952) : nationalisme, anti-capitalisme et réforme sociale

Sherif Younis, Marxisme et patriotisme dans les régimes militaires de libération nationale : les officiers libres et les « communistes égyptiens »

Tewfik Aclimandos, Officiers libres et officiers communistes : collaborations et confrontations

Roel Meijer, Un modernisme autoritaire : les intellectuels de gauche et la réforme de la société égyptienne dans les années 1950

Didier Monciaud, Une trajectoire féminine dans la gauche égyptienne : dimensions et enjeux des engagements de Soraya Adham (1926-2008)


(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

lundi 10 novembre 2008

« La parabole de la gauche : la fin de l’utopie ? » par Luciano Canfora

On peut viser la République de Platon, mais aboutir au gouvernement des « Trente ». Le jour venu, cependant, les êtres humains de chair et d’os se libèrent, prononçant sur eux un verdict sans appel. Ce qui fait le désespoir des réformateurs sociaux, y compris des plus radicaux, à savoir les révolutionnaires, c’est que la réalité humaine concrète ne soit pas réductible à leur analyse, que les sujets concrets soient plus ou moins réfractaires aux « expériences » tentées sur leur dos. Il existe à ce propos toute une littérature de la désillusion, quand elle ne succombe pas au cynisme – l’exemple le plus célèbre étant peut-être la comédie d’Aristophane, L’Assemblée des femmes. Par ailleurs, prendre acte, clairement et irrévocablement, de cette irréductibilité nourrit un immobilisme désespérant. (Lire la suite)

Parmi les ouvrages de Luciano Canfora traduits en français dont les thèmes se rapportent à son intervention à la séance du séminaire du 15 novembre 2008 , signalons notamment :