jeudi 2 juin 2011

[Vient de paraître] Pour le droit à l'emploi

Les résistances contre les licenciements et le chômage sont indispensables. Mais il faut également discuter à la fois de la crise actuelle du rapport salarial et d’une alternative d’ensemble aux politiques néolibérales.
Pour certains, nous serions à l’aube d’une société post-industrielle, d’un capitalisme « cognitif » permettant d’ores et déjà de sortir du salariat et du « travaillisme », qui a tant marqué le mouvement ouvrier. La défense du droit à l’emploi serait donc devenue archaïque et il faudrait lui substituer la revendication d’un revenu universel.
Pour d’autres, le rapport salarial est avant tout la victime de l’offensive du capital qui vise à le restructurer à son profit, en liquidant les acquis sociaux, en précarisant le statut des travailleurs et en développant le chômage. Dans ce cadre, la défense du droit à l’emploi reste décisive et indissolublement liée à nécessité de la réduction du temps de travail.
Au-delà du débat sur la question du revenu inconditionnel, c’est cette perspective qui sous-tend la démarche de ce «Cahier de l’émancipation » dont les auteurs s’efforcent de présenter les élaborations qu’elle a portées.


Table des matières 
Aperçu sur l’histoire des débats (Antoine Artous)
Pas de droit à l’emploi sans suppression des licenciements
(Laurent Garrouste)
Droit à l’emploi et impératif écologique
(Laurent Garrouste)
Pour un revenu social, inconditionnellement vôtre !
(Leila Chaibi, Simon Cottin-Marx)
Du « statut de chômeur » au droit à l’emploi
(Louis-Marie Barnier)
Pour la semaine de 32 heures
(Collectif)
Droit à l’emploi ou revenu universel ?
(Michel Husson )
Dialectique du salaire socialisé
(Stéphanie Treillet)
Pour un véritable plein-emploi des femmes
(Stéphanie Treillet)
Libérer le travail et se libérer du travail (Antoine Artous)


A. Artous (coord.), Pour le droit à l'emploi. Paris : Syllepse, 2011. – 129 pages
« Les Cahiers de l'émancipation » ISBN : 978-2-84950-308-9

dimanche 15 mai 2011

I. Garo | Foucault, Deleuze, Althusser, Marx : La politique dans la philosophie (Démopolis, 2011)


Considérer l’œuvre d’Althusser en tant que lecture de Marx s’impose, mais pourquoi aborder Foucault et Deleuze sous l’angle de leur relation à Marx ? On s’efforcera de le montrer: c’est la relation constante et essentielle à Marx et au marxisme qui conduit ces trois auteurs à élaborer des œuvres puissantes et originales, qui se présentent toutes trois comme la transformée théorique d’un rapport actif à la politique.

Alors même qu’ils contribuent à faire de Marx une référence théorique parmi d’autres, ces philosophes en maintiennent et en réaffirment l’importance théorique et politique. Dans le même temps, ils se démarquent continûment d’elle et construisent par rapport à ce repère central leur propre trajectoire elliptique. C’est ce mixte de reconnaissance et de discrédit, la combinaison de ce maintien et de cet effacement de la référence à Marx, qui est le trait le plus caractéristique des œuvres de Michel Foucault, Gilles Deleuze et Louis Althusser, trait qui les apparente et les singularise tout à la fois.
En somme, il s’agit de rompre avec le commentaire académique, occultant la nature d’intervention en situation de ces textes et les traitant comme de pures œuvres de l’esprit, inscrites au registre de la philosophie éternelle. Ainsi, les lectures de Marx proposées par Michel Foucault, Gilles Deleuze et Louis Althusser, pour peu qu’on les analyse de façon précise, se révèlent des voies d’accès privilégiées à ce qui se présente comme politique dans la philosophie, inclusion forcément problématique et problématisante, qui oblige à éviter toute imputation sommaire et toute surpolitisation partisane, mais aussi toute édulcoration.
 
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION : LIRE MARX
La politique dans la philosophie
Le retour du débat ?

I. PHILOSOPHIE ET POLITIQUE, CONTREPOINTS
1/ De la Libération aux années 1960 : ce que « moderniser » veut dire
Les intellectuels dans la Guerre froide
La situation internationale et la guerre d’Algérie
La rénovation du capitalisme
De la SFIO à la deuxième gauche
2/ Marx en France
Premières traductions de Marx et d’Engels
Un marxisme sans Marx ?
La crise du marxisme, à l’intersection du théorique et du politique
La politique sans théorie
Surpolitisation de la théorie : le cas Hegel et la querelle de l’humanisme
Les occasions manquées
L’économie politique et sa critique
3/ La philosophie, permanence et métamorphose
Entre institution et subversion
L’école des philosophes
4/ Le chaudron de Mai et le tournant des années 1970
Puissances de la philosophie
La marginalisation du marxisme
Du conseillisme à l’antitotalitarisme
Un séisme idéologique
La croisade libérale
A bout de souffle ?

II. FOUCAULT L’ARTIFICIER
Une lecture stratégique de Marx
1/ De l’aliénation aux normes
Psychologie et politique
Un parcours dans la philosophie
L’antidialectique
Une alternative au marxisme
2/ Politiques de la vérité
Les mots et les choses : une nouvelle épistémologie
Une autre critique de l’économie politique
Un ricardien nommé Marx
La question de l’engagement, de Sartre aux nouveaux philosophes
 3/ Du modèle de la guerre à la théorie du biopouvoir
Le savoir-pouvoir, un alliage politique
De la guerre des races à la lutte des classes
Technologies de pouvoir
Le concept de biopouvoir : une transition théorique
4/ Le libéralisme, une gouvernementalité
Un tournant théorique
Libertariens et ordolibéraux
Socialisme et marxisme
Etat et parti : penser les institutions
La seconde mort de l’homme

III. DELEUZE LE REFRACTAIRE
1/ Qu’est-ce qu’un philosophe ?
Bergson plutôt que Marx
Nietzsche contre Hegel
L’infâme dialectique
La métamorphose philosophique de la politique
Différence et devenir
2/ Juste une image : la critique de la représentation
Philosophie et politique du cinéma
Le peuple manque
Economie politique libidinale
L’oubli de Marx
3/ Les limites sans dehors du capitalisme
Désir des masses et fascisme
D’imperceptibles révolutions
Politiques de la dispersion
L’Etat et la révolution
Une autre philosophie de l’histoire
4/ L’éloge du flux et ses paradoxes
En colère contre l’époque
Politique de la fuite
Devenir minoritaire et le rester
Une obstination critique

IV. ALTHUSSER LA SENTINELLE
1/ Vers Marx
Hegel de retour
Un engagement philosophique
Lacan et Freud, Althusser et Marx
Les œuvres de jeunesse de Marx
La pratique théorique
L’idéologie, cette pierre tombale
2/ Questions dialectiques, questions stratégiques
L’épistémologie au lieu de la politique
Entre Mao Zedong et Waldeck Rochet
Le congrès d’Argenteuil
De la guérilla en philosophie
Portrait de Marx en philosophe
 3/ Lire Marx lecteur
Vues et bévues de l'économie politique
Contre l’historicisme
L’autocritique
La reproduction du mode de production
Appareils Idéologiques d’Etat et assujettissement
4/ Enfin la crise !
De l’idéologie en général
La politique en solitaire
L’indépassable philosophie
L’échec et sa théorie

CONCLUSION : APRES LA DEFAITE
Relire Marx
La thèse postmoderne
La bifurcation
Philosophie, politique et critique de l'économie politique
Un nouvel agenda critique


mardi 12 avril 2011

Nouveautés : Rémy Herrara, Réflexions sur la crise & vidéos

vous trouverez sur le site du séminaire le texte de l'intervention de Rémy Herrera, Réflexions sur la crise du capital à où figure également un lien pour accéder à la vidéo de sa conférence.

Vous trouverez également sur le site du CHSPM, les vidéos des conférences disponibles pour l'année 2010-2011 et pour le moment celles de :

Daniel TANURO, L’impossible capitalisme vert. Les marxistes face à l’urgence écologique

Alain BIHR, Le fétichisme dans Le Capital

Fabrice BENSIMON, La Situation de la classe laborieuse en Angleterre de Friedrich Engels à l’épreuve de la critique historique.

Patrick MASSA, Marx et la mobilité sociale

Sylvie APRILE, 1848, la fin d’une exception française

De la journée d’études Dialectique & histoire, les interventions de : I. Garo, L’infâme dialectique : le rejet de la dialectique ; J. -N. Ducange, Le marxisme de la Deuxième Internationale et la dialectique ; A. Burgio, Querelle autour du conflit ; A. Tosel, Quelles dialectiques pour l’histoire se faisant ? Récit et construction théorique chez Labriola ; C. Mazauric, Comprendre l’histoire de la Révolution française : dialectique de l’objet ou représentation dialectique du mouvement ? 

Rémy HERRERA, Réflexions sur la crise du capital : causes, mécanismes, effets, alternatives

Étienne BALIBAR, Marx n’était pas marxiste, et pourtant…

André TOSEL, Affects et insoumission (de l’indignation, de la colère et de la haine) à l’époque de la soumission réelle

lundi 14 mars 2011

Soirée d'hommage à Jacques Texier (Paris, 18 mars 2011)

Une soirée d’hommage à Jacques Texier aura lieu à Paris ce vendredi 18 mars, à partir de 19 heures, au Centre Culturel La Clef, Cinéma La Clef, 21 rue de la Clef, 75005 Paris (M° Censier-Daubenton).
 
Elle est organisée par un certain nombre d'amis qui l'ont côtoyé dans les divers cercles militants et groupes de recherche auxquels il a participé.
Plusieurs de ceux et celles qui l’ont connu parleront de sa vie, de ses engagements et de ses travaux scientifiques.
 
Notamment ses filles et Arielle, Elsa, son frère Robert, Fernando Malverde, Jean Rony, Nicolas Pasquarelli, Nicolas Tertulian, Francette Lazard, Antoine Artous et Henri Maler. 
 André Tosel et Yvon Quiniou ont adressé un message.
 
Vous êtes ensuite invités à un pot amical.

vendredi 4 mars 2011

E. Barot | Marx au pays des soviets ou les deux visages du communisme

Marx au pays des soviets ou les deux visages du communisme

Parler des deux visages du communisme, ce pourrait être mettre en balance son côté radieux et son côté obscur. À 1917 opposer Staline, et à l'œuvre théorique de Marx opposer les errances du « socialisme réalisé ». Mais comprendre comment les idées deviennent des formes de société ne peut se réduire à la question mécanique de l'application, droite ou déviante, d'une théorie.
Marx le savait, et il n'a pas élaboré de théorie systématique du communisme. Il s'est pourtant interrogé inlassablement sur son ambivalence et sur le problème des fins et des moyens de la révolution. L'enjeu est important et mène au concept explosif de « dictature du prolétariat » qui ultérieurement, avec Lénine, fera l'histoire.
L'URSS ne fut pas le pays des soviets, mais celui de leur destruction : à l'heure des post-capitalismes et des alter-mondes possibles, le livre revient sur les théories politiques de Marx pour, avec lui, renouveler notre regard sur l'histoire du XXe siècle et nourrir avec lucidité une véritable contre-hégémonie organisée.

lundi 28 février 2011

Daniel Bensaïd | La politique comme art stratégique



 
Hannah Arendt s’inquiétait que la politique puisse disparaître complètement du monde. Les désastres du siècle étaient tels que la question de savoir si la politique avait « encore un sens » devenait inévitable. Pour elle, le totalitarisme était la forme de cette disparition redoutée.
Nous avons aujourd’hui affaire à une autre figure du péril : le totalitarisme à visage humain du despotisme de marché. La politique s’y trouve laminée entre l’ordre naturalisé des marchés financiers et les prescriptions moralisantes du capital ventriloque. Fin de la politique et fin de l’histoire coïncident alors dans l’infernale répétition de l’éternité marchande.
L’idée d’une autre société est devenue presque impossible à penser, et d’ailleurs personne n’avance sur le sujet dans le monde d’aujourd’hui. Nous voici condamnés à vivre dans le monde où nous vivons.
Daniel Bensaïd, qui s’inscrit en faux contre cette problématique, tente ici de répondre à cette désespérance en portant son attention aux débats du mouvement altermondialiste, en interrogeant Marx, Lénine et les années 1970, notamment en Europe du Sud et en Amérique latine. Il souligne tout à la fois les continuités et les ruptures, afin de donner de la profondeur théorique et historique aux controverses actuelles.
Daniel Bensaïd a notamment publié Marx l’intempestif (Fayard, 1995), La discordance des temps (Les éditions de la Passion, 1995), Qui est le juge ? Pour en finir avec le tribunal de l’histoire (Fayard, 1999), Fragments mécréants. Sur les mythes identitaire et la république imaginaire (L. Scheer/Lignes, 2005), Éloge de la politique profane (A. Michel, 2008).

Sommaire
Avant-propos de Antoine Artous
Et si on arrêtait tout ?
« Les sauts ! Les sauts ! Les sauts ! » : Lénine et la politique
Stratégie et politique : de Marx à la 3e Internationale
Front unique et hégémonie
Temps historiques et rythmes politiques
Les dépossédés. Marx dans la lutte anticapitaliste d’aujourd’hui et de demain, Entretien avec Louis-Philippe Lavallée
Nous débarrasser des fétiches de la religion de l’Histoire, Entretien avec André Perez
Puissances du communisme
  

 

vendredi 25 février 2011

André Tosel | Scénarios de la mondialisation culturelle


Du retour du religieux
Peut-on parler d’une culture mondiale ? À première vue la réponse est positive. La mondialisation repose sur une universalisation économique accompagnée d’une universalisation politique. Le système de l’économie monde repose sur l’expansion des marchés et sur la généralisation de l’entreprise comme institution totale. Ce système a pour forme politique la démocratie régime appelée à se répandre partout avec ses droits de l’homme et du citoyen. L’universalisation culturelle semble s’imposer avec les médias de masse du capitalisme cognitif, avec l’unification linguistique opérée par l’anglo-américain, avec l’expansion d’un idéal de vie individualiste centré sur la consommation. Le néolibéralisme se présente comme la conception totalisante du monde, de ce monde.
C’est ainsi en ces conditions que s’accomplit ce que l’on nomme le retour de la religion. Sous ce terme se dissimule une pluralité de phénomènes qui défient les théories disponibles de la religion notamment celles qui se définissent comme critique de l’imaginaire idéologique. Concurrence des monothéismes, vitalité exceptionnelle de l’Islam, recul des hérésies égalitaires du christianisme, poussées d’intégrisme théologico-politique au sein des religions universelles, tentations de recours à la guerre sainte, émergence de religions bricolées soutenant l’intégration dans une société de concurrence, marché des croyances absurdes et ce au sein d’une époque qui devait être selon Weber celle du désenchantement et du rationalisme calculateur. Sous cette mosaïque bigarrée se constituent des rapports complexes de pouvoir autour d’enjeux bien terrestres et rien n’assure que les masses subalternes ne trouvent là satisfaction de leur désir d’émancipation cruellement dénié.
***
Civilisations, cultures, conflits
Au sein d’un monde déchiré par la guerre globale et les états de violence interethniques la civilisation est considérée comme enjeu, d’un choc. La civilisation occidentale, dominante, se juge par la bouche de certains interprètes directement menacée par d’autres rivales, notamment la civilisation islamique. Les accusations d’impérialisme ne sont pas nouvelles. Depuis le 11 septembre 2001 la tentation est grande pour les leaders occidentaux de récuser l’accusation en faisant valoir la menace terroriste et de donner à leur hégémonie une diction civilisatrice exclusive. S’opère un usage rétorsif de l’incrimination de barbarie. En fait il importe de déconstruire la notion asymétrique de civilisation en prenant la mesure de la barbarie immanente à la mondialisation capitaliste et de distinguer entre islamophobie politiquement injustifiable et critique légitime des religions. L’enjeu est d’empêcher que la problématique confuse du choc des civilisations ne se transforme en prophétie auto-réalisatrice.

mardi 22 février 2011

J.-N. Ducange & F. Touati | Marx, l'histoire et les révolutions

Marx, l’histoire et les révolutions

Depuis quelques années, on n'a de cesse de proclamer « le retour de Marx », notamment pour vanter ses analyses des contradictions de l'économie capitaliste. Sa conception de l'histoire reste quant à elle largement rangée au rayon des antiquités, au côté des « expériences socialistes ». Pourtant, le matérialisme historique est un élément central de la pensée de Marx, celui qui permet de comprendre les conditions fondamentales de l'histoire et de l'émancipation des hommes.
Dans un langage clair et accessible Jean-Numa Ducange et Mohamed Fayçal Touati exposent les fondements de la conception matérialiste de l'histoire, ainsi que les textes et l'action de Marx au moment des révolutions de 1848 et 1871. Ils plaident pour un retour, fût-ce critique, sur cet élément clé de la pensée de Marx.
Une attention particulière est portée à la double dimension diagnostique-critique et prospective de la dialectique, au rôle déterminant de l'action et à la spécificité de l'écriture marxienne de l'histoire : penser l'histoire pour la faire. 

Jean-Numa Ducange & Fayçal Touati, Marx, l’histoire et les révolutions. Montreuil : La ville brûle, 2010. – 128 p.

vendredi 21 janvier 2011

Disparition de Jacques Texier


Nous publions ci-dessous un billet d'hommage
à Jacques Texier que nous ont adressé ses rédacteurs,
Antoine Artous et Henri Maler.


Jacques Texier  vient de mourir
Nous venons d’apprendre avec une infinie tristesse le décès de Jacques Texier, le 13 janvier 2011. Chercheur au CNRS, rattaché au laboratoire de philosophie politique (en 2002), ce militant communiste, membre de l’association Espaces Marx,  était notamment un spécialiste de la pensée d’Antonio Gramsci. Avec Jacques Bidet, il avait été l’un des initiateurs de la revue Actuel Marx et du « Congrès Marx International ». En 1998, il avait publié un ouvrage très important, dont nous n’avons pas fini de tirer les leçons : Révolution et démocratie chez Marx et Engels (PUF) est dans ce contexte que nous nous sommes rencontrés, au point de croisement de trajets politiques distincts : dans le cadre d’un groupe de travail qui, constitué  à la suite à un séminaire de Critique communiste tenu en avril 2000, qui  avait pris pour nom « Émancipation sociale et démocratie ». Les discussions et les échanges auxquels participaient également Daniel Bensaïd, Eustache Kouvélakis et Jean-Marie Vincent se sont traduits  par la tenue d’un colloque, suivi  d’un dossier de ContreTemps (n° 3, février 2002), puis, en 2003, par la publication d’un « Cahier de Critique communiste » intitulé Marx et l’appropriation sociale (Syllepse) que nous avons rédigé ensemble. Nous voulons nous souvenir de la fidélité critique de Jacques à ses choix politiques fondamentaux, de la rigueur intellectuelle de ses contributions, des bonheurs d’une rencontre amicale et chaleureuse.

Antoine Artous et Henri Maler

mardi 11 janvier 2011

Journée d’études | « Marx et l’ironie de l’histoire » (Toulouse, 10 & 11 février 2011)

Les jeudi 10 et vendredi 11 février 2011 se tiendront à Toulouse deux rencontres autour de Marx.
La première, intitulée « Quel Marx pour quelle démocratie ? » aura lieu le jeudi 10 février 2011 à la librairie La Renaissance (Toulouse) à partir de 18h30, en partenariat avec l’association Espace Marx Toulouse et avec le soutien des éditions La Ville Brûle (Montreuil)
La seconde se tiendra le 11 février au département de philosophie de l’université du Mirail pour une journée d’études consacrée à « Marx et l’ironie de l’histoire » (resp. : E. Barot), de 8h30 à 18h. Cette journée est conjointement soutenue par le Collège international de Philosophie, le Séminaire Marx au XXIe siècle : l’esprit & la lettre (Paris I - Sorbonne - CHSPM) et le département de philosophie de l’université Toulouse II - Le Mirail.

L’accès est libre dans la limite des places disponibles.

Pour plus d'informations, argumentaire des journées et informations pratiques (fichier PDF) ou sur Internet.

vendredi 7 janvier 2011

Colloque : Espace public et création, 25-26 janvier, université Paris 7-Diderot

 

ESPACE PUBLIC ET CREATION
Colloque organisé par Anne Kupiec, Nicolas Poirier et Etienne Tassin dans le cadre du Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques de l'Université Paris 7
Mardi 25 et mercredi 26 janvier 2011
Université Paris-7 Denis Diderot
Amphitéatre Buffon
15 rue Hélène Brion
75013 Paris 



jeudi 16 décembre 2010

M.-G. Meriggi | L’Historiographie sociale en Italie. Entre la « Formation économique et sociale » capitaliste et les sociabilités ouvrières



L’histoire sociale dont je vais vous parler est surtout une histoire du monde du travail et je souligne que ce champ d’études fait aujourd’hui problème ou quand même impose une réflexion préalable. Notre champ de travail est, en effet, soumis aux va-et-vient quelques fois contradictoires des orientations culturelles, citoyennes et politiques ambiantes. Les historiens italiens ont poussé probablement à l’extrême une caractéristique qui n’appartient pas qu’à eux. Très souvent l’histoire de certains partis ou cultures politiques a été assignée aux historiens du même champ, avec tous les rebondissements que ça implique. Mais ces rapports complexes entre l’histoire, la société et la politique ont embrassé des milieux beaucoup plus vastes. Un « vieux maître » de ces études, Eric J. Hobsbawm, a écrit déjà en 1974 que ce champ de travail était au point de croisement pour ainsi dire entre l’université et le monde extérieur. « [The typical labor historian] stands at a point of junction between politics and academic study, between practical commitment and theoretical understanding, between interpreting the world and changing it. For labor history is by tradition a highly political subject, and one which was for long practiced largely outside of the universities. All the studies of labor were of course political since the subject began to arouse systematic scholarly interest, say in the 1830s and the 1840s with the various enquiries into the condition of the new proletariat (1) ».


(1) E. Hobsbawn, « Labor History and Ideology », Journal of Social History, 1974, VII, p. 371-381 (le texte cité se trouve à la p. 371)

jeudi 4 novembre 2010

Journée d'études, 13 novembre 2010 : « La formation de l'homme nouveau dans le discours révolutionnaire, 1789-1799 »


Dans le cadre du séminaire, une journée d’études sur « La formation de l'homme nouveau dans le discours révolutionnaire, 1789-1799 » est organisée le samedi 13 novembre 2010. Il s'agit de permettre un échange à la fois méthodologique et théorique entre chercheurs de deux disciplines différentes, la philosophie et l'histoire, à propos d'un des aspects idéologiques de la Révolution française; à savoir, la manière dont les acteurs de la période conçoivent la régénération individuelle et collective dans le cadre de la France nouvelle née des évènements.
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