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dimanche 16 novembre 2014

[Parution] Cédric Durand | LE CAPITAL FICTIF Comment la finance s’approprie notre avenir

On explique souvent les turbulences des marchés financiers par l’immoralité des agents, les errements de la théorie économique ou les réglementations inadaptées. Bien que ces explications ne soient pas fausses, elles laissent de côté le principal problème : la nature et l’origine de la valeur financière. C’est ce mystère que Cédric Durand propose d’élucider.
À partir du concept de capital fictif, il soutient que la finance préempte la production future, s’approprie de la richesse qui reste à créer. S’appuyant sur des données comparatives couvrant les quatre dernières décennies, il montre que l’accroissement des
dettes publiques et privées, l’essor des produits financiers, l’affirmation de la norme de création de valeur pour l’actionnaire, ou encore l’action des pouvoirs publics en faveur de la stabilité financière participent d’un même dispositif de domination sociale et politique.
Le capital fictif pourrait n’être qu’un tigre de papier... Mais il mord ! Par la financiarisation, le capital s’est arrogé un pouvoir dont on ressent aujourd’hui toute la violence. Si la sophistication financière a permis un temps de masquer la déconnexion croissante entre l'épuisement de la dynamique productive et les exigences du capital, la crise de 2007-2008 a fait tomber le voile. L'hégémonie financière se pare des atours libéraux du marché, mais à chaque fois que les marchés s’effondrent, le capital fictif se tourne vers le politique pour mieux presser à son profit les corps sociaux.
[Présentation de l’éditeur]


Un extrait du chapitre 3 de l’ouvrage est librement disponible sur le site du séminaire à cette adresse

Un autre extrait est également disponible sur le site de l’éditeur à cette adresse    


mardi 27 janvier 2009

« La problématique de la reproduction du capital dans “Le Capital” » par Alain Bihr


Cette communication condense les principales conclusions auxquelles je suis parvenu au terme d’une relecture du Capital. Cette relecture se conçoit elle-même comme le premier volet d’un vaste projet visant à élaborer une théorie générale du mode de production capitaliste, au sens d’une constellation conceptuelle capable de servir de cadre à toutes les analyses partielles du capitalisme présent ou passé. L’hypothèse stratégique sur laquelle repose ce projet est qu’une telle théorie peut et doit s’élaborer à partir du concept de reproduction du capital. La relecture de Marx s’impose alors pour déterminer à la fois les apports de Marx à l’élaboration de ce concept et ses limites. (Lire la suite)